Dossiers 2024 à retenir dans L’Islet
JOSÉ SOUCY
Mathieu Rivest n’est pas allé à la rescousse de la halte des Belles-Amours
Mathieu Rivest n’a pas déchiré sa chemise en janvier afin de faire rénover ou reconstruire la halte routière des Belles-Amours, sur l’autoroute 20 Ouest à la hauteur de L’Islet. Le député de Côte-du-Sud s’en remettait aux analyses effectuées par le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTQ) qui avait statué sur sa fermeture définitive en décembre. Quant aux élus locaux, ils étaient, selon le député, déjà au courant de sa fermeture, initialement prévue pour 2027. Le préfet de L’Islet, Normand Caron, avait au contraire relaté ne pas avoir été consulté par le MTQ. Pour l’instant, aucune démarche n’a été initiée afin de rouvrir la halte, qui semble laissée à l’abandon.
Saint-Aubert inaugure sa nouvelle caserne de pompiers
La nouvelle caserne de pompiers de Saint-Aubert a été inaugurée en 2024. La construction de la caserne a coûté 3 279 000 $. Notons que 78 % de ce montant, soit 2 557 620 $, a été financé par le Programme d’amélioration et de construction d’infrastructures municipales du gouvernement du Québec. Le nouveau bâtiment est d’une superficie de 400 mètres carrés répartis sur deux niveaux. La caserne comprend notamment une aire de garage avec trois portes pour les camions, une salle de décontamination des habits de combat, et un vestiaire avec des douches.
Une première succursale de la SQDC verra le jour en Côte-du-Sud
Les amateurs sudcôtois de cannabis n’auront bientôt plus l’obligation de se déplacer à Lévis ou à Rivière-du-Loup pour s’en procurer, puisque la Société québécoise du cannabis (SQDC) a annoncé l’ouverture d’une succursale à Montmagny à la fin de janvier 2025. Il s’agit d’un revirement majeur de situation, puisqu’en juin 2023, la société d’État n’avait pas de plan d’expansion pour la région. Situé au 89, boulevard Taché Ouest à Montmagny, ce nouveau local d’une superficie de près de 1800 pieds carrés accueillera ses premiers clients à partir du 27 janvier 2025. Pour l’est du Kamouraska, Rivière-du-Loup demeurera plus près pour les consommateurs de marijuana, mais à partir de La Pocatière, la succursale de Montmagny sera la plus proche. Selon le Service des communications de la société d’État, cette nouvelle succursale vise à répondre aux besoins de la communauté locale.
L’avenir du club de golf de Saint-Pamphile est assuré
Le tournoi de golf du 14 septembre a réuni 32 équipes. Les responsables du club de golf, qui se nomme désormais Club de golf Matériaux Blanchet, ont annoncé le que 384 000 $ sur un objectif de 450 000 $ ont été amassés pour assurer la survie de cette infrastructure importante du sud de la MRC de L’Islet. À l’aube de la saison estivale 2024, le conseil d’administration de l’organisation avait lancé un cri du cœur aux différents paliers de gouvernement, puisque dans les dernières années, la COVID-19 et différents événements météorologiques avaient grandement nui à ses activités.
Saint-Omer invitée à améliorer sa gestion des dépenses
Le rapport de 26 pages de la Commission municipale concernant le pouvoir de dépenser et le remboursement de dépenses à la Municipalité de Saint-Omer de L’Islet a été dévoilé au mois de novembre. Même si la mairesse Nathalie Chouinard estime qu’il s’agit davantage d’erreurs de bonne foi, plusieurs citoyens de l’endroit se sont présentés à la séance du conseil, lui demandant des explications additionnelles à ce sujet.
Selon la Commission municipale, il serait essentiel pour Saint-Omer de réviser le cadre réglementaire concernant le pouvoir de dépenser et le remboursement des dépenses, afin de le rendre conforme aux exigences législatives, et adapté aux besoins de la Municipalité. La mairesse Nathalie Chouinard a rappelé à ce sujet que plus des trois quarts des recommandations de la Commission municipale étaient déjà appliquées, et que son administration s’affairait présentement à se plier à la totalité des demandes.
Le Musée maritime du Québec a le vent dans les voiles
En avril, on apprenait que le Musée maritime du Québec à L’Islet ne cessait de
cumuler les records. En plus d’être dans le top 15 des attractions touristiques de
Chaudière-Appalaches, le musée a vu plus de 32 000 visiteurs fouler son sol pendant les deux dernières saisons. La directrice générale, Marie-Claude Gamache, affirmait au Placoteux que les données d’achalandage démontraient qu’il y a bel et bien un intérêt marqué pour le MMQ. « À ma connaissance, au moins depuis de début des années 2000, l’achalandage au musée n’a pas été aussi élevé que durant la dernière saison », a-t-elle commenté.
Le centre d’équithérapie La Remontée cesse ses activités
Le conseil d’administration du centre d’équithérapie La Remontée a annoncé en mai la fermeture de l’organisme. Le sous-financement chronique des organismes
communautaires, la pression exponentielle de l’inflation postcovid, et le manque de main-d’œuvre spécialisée ont rendu précaire la situation du centre, ce qui a conduit les administrateurs à prendre cette difficile décision.
L’organisme de bienfaisance, créé en 2006 et installé à Saint-Jean-Port-Joli depuis 2010, accueillait chaque année en moyenne 125 personnes de tous âges, ayant des besoins particuliers. 1768 heures de relation d’aide avec le cheval ont été offertes au cours de la dernière année.
Rififi au conseil de Sainte-Félicité-de-L’Islet
Beaucoup de conflits et d’opposition cette année au conseil municipal de Sainte-
Félicité, alors que la division a régné relativement à la reconversion du bâtiment de l’église et au Festival Fleurdelisé. D’un côté, on souhaite que l’église du village devienne un édifice à logements, et de l’autre, on croit davantage à une vocation artistique et culturelle. Même qu’en raison de cette dichotomie, la demande de commandite de 2500 $ du festival a définitivement été rejetée par quatre conseillers, jetant ainsi de l’huile sur le feu de cette pierre d’achoppement. Aux dernières nouvelles, c’est toujours l’impasse. Les prochaines élections municipales, le 2 novembre 2025, pourraient être très mouvementées.
Québec annonce 40 M$ pour Umano Medical
Le gouvernement du Québec et Investissement Québec ont accordé en juillet 2024 une aide financière de 40 millions $ à Umano Medical. L’entreprise basée à L’Islet se spécialise dans la conception, la fabrication et la distribution de lits, matelas thérapeutiques, et produits innovants pour les établissements de soins de santé. Ce projet, évalué à plus de 115 millions $ devrait générer plus de 200 emplois.
Dossiers 2024 à retenir dans le Kamouraska
MARC LAROUCHE
L’Église de Saint-Pacôme est à vendre
Le début d’année 2024 n’était pas reluisant pour les Jardins du clocher, organisme propriétaire de l’église de Saint-Pacôme et qui devait la revitaliser avec un projet de culture verticale en partenariat avec Inno-3B. Le projet, qui n’a jamais atteint la rentabilité souhaitée, a été abandonné, laissant les Jardins du clocher sans revenus. En novembre, après avoir attendu des propositions du milieu qui ne sont jamais venues, l’organisme n’a eu d’autres choix que de mettre l’église en vente, au grand désarroi des fidèles et de la communauté.
Projet de regroupement municipal autour de La Pocatière
L’année 2024 a été marquée par des discussions complexes autour d’un projet de regroupement municipal visant initialement à fusionner sept municipalités:
La Pocatière, Saint-Roch-des-Aulnaies, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Saint-Pacôme, Saint-Onésime-d’Ixworth, Saint-Bruno-de-Kamouraska et Rivière-Ouelle. Bien que ce regroupement ait été présenté comme une solution pour améliorer les services et l’efficacité administrative, les débats ont révélé des préoccupations locales, notamment sur la perte d’identité et d’autonomie des plus petites municipalités. Le processus a été perturbé par le retrait de plusieurs municipalités, réduisant l’initiative à trois partenaires : La Pocatière, Saint-Onésime-d’Ixworth et Sainte-Anne-de-la-Pocatière. En décembre, on apprenait que le projet ira de l’avant avec ces trois municipalités. La nouvelle grande ville de La Pocatière devrait voir le jour à l’été 2025.
La piscine du Cégep entre deux eaux
Fermée en mai 2023 pour effectuer des rénovations nécessaires à la sécurité des utilisateurs, la piscine du Cégep de La Pocatière l’est encore. Avant de prendre sa retraite, la directrice générale Marie-Claude Deschênes en a recommandé la fermeture définitive au conseil d’administration, après le refus d’une demande de subvention par le gouvernement du Québec. Des 11,9 millions $ nécessaires, 5,8 millions $ provenaient d’une contribution gouvernementale devant aider au maintien des infrastructures des cégeps régionaux. Or, la décision de la fermer définitivement a été suspendue. L’établissement d’enseignement et le député Mathieu Rivest travaillent à une autre solution, et la population s’est mobilisée autour du projet « Sauvons notre piscine ». Pour boucler le financement, il manque 5,1 millions $. La MRC de Kamouraska a accepté d’injecter
1,2 million $, et la saga se poursuit. Comme sa situation physique, entre deux étages, le sort de la piscine est donc entre les mains de la population et du gouvernement.
Desjardins quitte le centre-ville de La Pocatière
La Caisse Desjardins de l’Anse de La Pocatière, établie au centre-ville de La Pocatière depuis sa fondation le 15 juin 1913, déménage vers un bâtiment moderne situé sur l’avenue Industrielle afin, dit-on, de répondre aux besoins d’accessibilité et de modernisation. Ce départ a suscité des réactions mitigées. Les commerçants et les résidents ont déploré la perte d’un acteur clé de la vitalité du centre-ville. Ce changement reflète les défis auxquels font face des municipalités pour conserver leurs institutions au cœur de leur communauté.
Prévue initialement pour l’été 2024, la réfection de la 4e Avenue Painchaud à
La Pocatière a été reportée à l’été 2025. Ce projet, évalué entre 3 et 4 millions $, vise à transformer cette artère principale pour revitaliser le centre-ville. Le retard est attribué à l’attente d’une confirmation officielle pour une subvention majeure. Le maire de La Pocatière Vincent Bérubé a exprimé sa frustration face à ce contretemps, tout en assurant que les travaux seront réalisés dès que le financement sera sécurisé.
Les cabourons plus que jamais menacés
Les cabourons font face à des menaces croissantes. En mai 2024, des citoyens se sont mobilisés pour dénoncer l’absence de mesures concrètes de protection. Des coupes forestières et des projets de développement non encadrés fragilisent ces formations naturelles uniques au Kamouraska. Les défenseurs des cabourons ont lancé un appel à une réglementation stricte pour préserver leur valeur écologique et culturelle qui a trouvé écho. À la demande du conseil des maires de la MRC de Kamouraska, Québec a suspendu l’émission de titres d’exploration minière (claims) sur le territoire. La requête émise en juin, valide pour une période de six mois, a pris fin le 4 décembre 2024, et a été renouvelée pour six mois, donc jusqu’en juin 2025. La MRC profite de cette période pour rédiger un règlement modifiant le schéma d’aménagement et de développement pour y inclure un territoire incompatible avec l’activité minière (TIAM).
Les Visitandines quittent La Pocatière
En septembre 2024, les Visitandines ont quitté le monastère de La Pocatière après plus de 65 ans de présence. Ce départ marque la fin d’une époque pour cette communauté religieuse qui a laissé une empreinte durable sur la région, notamment dans les domaines spirituel et éducatif. Le sort du bâtiment patrimonial reste en suspens, mais des discussions sont en cours pour une réaffectation respectant son histoire. Les sœurs ont été relocalisées à la résidence Reine-Antier de Rivière-du-Loup. C’est le nombre décroissant et le vieillissement des sœurs qui ont forcé cette décision.
Crise du logement pour les étudiants du Cégep
Le début de l’année scolaire 2024 a mis en lumière une pénurie criante de logements pour les étudiants du Cégep de La Pocatière. L’augmentation du nombre d’inscriptions, et la rareté de logements abordables ont exacerbé ce problème. Autour de 200 étudiants étaient en attente d’un logement. Un nombre record de demandes de renouvellement de chambres pour 2025 explique en partie le phénomène. Après une campagne menée auprès de la population par le Cégep, des familles locales ont ouvert leurs portes pour pallier cette crise, mais une solution durable reste à trouver.
Un incendie ravage l’Épicerie du coin de Saint-Alexandre
Le 1er novembre, un incendie s’est déclaré à l’Épicerie du coin de Saint-Alexandre-de-Kamouraska. Les employés et les clients ont évacué les lieux, et personne n’a été blessé. Le feu, l’eau et la fumée ont considérablement endommagé le commerce qui a dû fermer ses portes, causant énormément de désagréments chez la population. Les nombreux témoignages sur les réseaux sociaux ont exprimé cette perturbation des habitudes quotidiennes, et l’importance de l’épicerie comme lieu de rencontre. Les propriétaires, Jacques Lemieux et Dany Caron, ont confirmé qu’ils travaillaient pour rouvrir le plus rapidement possible, ce qui se fera assurément en 2025.
Éclipse rédactionnelle au Placoteux
Après presque 10 ans au Placoteux, le journaliste et rédacteur en chef Maxime
Paradis a décidé en janvier dernier de tirer sa révérence. Il traversait de l’autre côté de la clôture, puisqu’il a accepté un poste de responsable des communications à l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent.
C’est Marc Larouche, animateur et journaliste bien connu au Bas-Saint-Laurent, qui lui succédera quelques semaines plus tard. Marc a travaillé pour plusieurs médias durant une carrière qu’il poursuit depuis plus de 40 ans, dont CIBM et CIEL-FM, MAtv, TVA, Radio-Canada, Noovo, et bien sûr le quotidien national Le Soleil durant 18 ans. D’abord embauché comme journaliste, il est le rédacteur en chef du Placoteux depuis septembre.
